Voici sûrement la version finale de ce poème. J’ai tenté d’en faire un calligramme, les vers prennent la forme d’un voilier de face. Je dois toutefois adapter le thème de mon blog pour améliorer le rendu. Demain, je commence la traduction allemande.
Le Voilier
La brise du Levant gonfla la toile ; les amarres se délièrent,
Faisant frémir la voile dans la quiétude de l‘aurore.
D’un râle langoureux, il franchit le chenal,
Et sa proue fendit l’onde rétive.
Le tangage fit geindre sa carène ;
Les haubans gémirent dans ce silence ténu.
Le safran - obstiné - traça le cap sans détour ni retour ;
Tandis que les hublots retenaient la mémoire de la côte désolée.
II
II
Son fief s’éloignait, avec une insondable retenue.
II II
Le vent, impatient, rua - le foc claqua d’un coup sec.
Une larme rebelle d’écume s’y agrippait.
Elle céda - un instant encore retardée
par le bordé rêche - avant de se perdre dans l’abîme.
Un cordage grinça d’un chant morose, soupir d’une promesse difficile.
Cinglé de bourrasques fougueuses, son sillage décidé se dessinait
dans l’oubli. Son ombre s’étirait en cette heure bleue
vers un horizon en aquarelle - lavande et encre.
Mais derrière lui, fondu dans l’aube, il crut sentir
le soupçon d’un regard
à jamais tourné.
Jean-Christophe Berthon
En traduisant ce poème en allemand, j’ai dû corriger quelques petites coquilles. Par exemple, j’ai découvert que le vent du Ponant est un vent méditerranéen qui souffle d’ouest en est. Or, j’imaginais plutôt ce voilier quitter la Bretagne en direction de l’ouest. J’ai aussi corrigé quelques termes de marines, parce que ce n’est pas facile de rester sur le pont dans la houle sans trébucher sur un cordage…
Et bien ! Quel magnifique blog ! Ça me rappelle votre Magical World… temps lointains, mais bien présents dans mon souvenir… Bravo en tout cas. A suivre…
Merci
Ce qui est dommage c’est que sur smartphone, le calligramme est perdu sauf si on tient le téléphone en mode paysage.
Il faut que je travaille sur le rendu du site web pour que ça n’arrive pas.