Versailles – Jour 3 : De la Terreur au Traité de Bretagne

Finalement, l’orage annoncé hier n’est jamais arrivé. En revanche, ce matin, un autre type d’orage s’est invité dans l’appartement. Les enfants se sont réveillés avec un comportement particulièrement électrique ⚡️. Le tonnerre de leurs râleries résonne dès le petit-déj’, et nous comprenons rapidement qu’il va falloir agir vite. Mangeons. Habillons-nous. Sortons-les. Peut-être que les grondements diminueront une fois à l’extérieur.

Programme du matin : visite intérieure du château

Je crois cependant que nos filles avaient un programme légèrement différent. À Versailles, elles semblent avoir décidé d’endosser un rôle parfaitement adapté au lieu : celui de reines.

Attendre cinq minutes avant d’entrer ? :— « J’m’ennuie… »
Monter un escalier ? :— « C’est fatigaaant… »
Observer un tableau ? :— « C’est qui celui-là ? … connais pas. »
La chambre du roi ? :— « Quand est-ce qu’on sort ? »
Et enfin, devant la galerie des Glaces :— « Comment ça il n’y a pas de boules de glace ici !? »

Il faut déjà manger de la brioche à la place du pain, alors si en plus on ne peut même pas obtenir une glace dans la galerie des Glaces… c’est la Révolution !

Afin d’éviter l’instauration de la Terreur, nous avons rapidement proposé une Restauration.

Grâce à ce subtil tour de passe-passe historique, nous sautons plusieurs salles, quelques siècles et probablement une bonne partie du protocole royal – serions-nous devenus Républicains ? – afin de quitter le château à la recherche d’une crêperie.

Là, autour d’une galette salée, d’une crêpe sucrée et de quelques verres, les grondements populaires font place à la diplomatie. Un accord de paix est finalement signé entre les différentes parties belligérantes. Nous le baptisons : le Traité de Bretagne.

Les Jardins

L’après-midi, heureusement, se déroule dans un climat nettement plus pacifique.

Les filles abandonnent alors leur rôle de souveraines pour adopter celui d’influenceuses Instagrâmme, rapidement imitées par leur mère. Car finalement, entre la Versailles du XVIIIe siècle et celle du XXIe siècle, il existe davantage de points communs qu’on ne l’imagine : mise en scène, posture étudiée, être à la mode, recherche du meilleur angle, longues séances de contemplation de son propre reflet ou des likes des courtisants.

Les voir improviser poses, vidéos et séances photo au milieu des jardins nous fera beaucoup rire.

C’est donc dans cette ambiance que nous profitons de l’après-midi : l’Orangerie, les bosquets, les jeux d’eau, le soleil revenu… et surtout les sourires.

Ce soir, Jean-Christophe reste avec les deux jeunes influenceuses et leur jeune frère pendant que Vera part avec le plus âgé à la soirée musicale Versailles Electro, dont les basses faisaient déjà trembler les jardins hier soir.

C’est là que l’une de nos filles nous annonce très sérieusement être persuadée que dans une vie précédente, elle était Marie-Antoinette. En y repensant, les plaintes devant les escaliers, l’exigence d’une glace dans la galerie des Glaces et les négociations diplomatiques autour des crêpes auraient probablement dû nous mettre sur la voie.

Versailles – Dormir dans l’ombre du Roi Soleil

Parfois, certains lieux semblent appartenir à une autre époque au point qu’on a du mal à croire qu’ils existent encore dans notre monde moderne. Versailles fait partie de ceux-là. Grâce à un membre de la famille disposant d’un appartement de fonction dans l’aile des ministres du château, nous avons la chance d’y séjourner quelques jours. Non pas à proximité du château, non pas « avec vue sur » Versailles… mais littéralement dans l’enceinte même du domaine.

Passer la grille d’honneur en voiture

Dès l’arrivée, le décor dépasse l’imagination. Nous franchissons la grille d’honneur du château … oui, l’entrée principale, celle que des milliers de visiteurs photographient chaque jour depuis l’extérieur ! Mais cette fois, la barrière s’ouvre pour nous. La voiture avance lentement dans la cour d’honneur, entourée de façades monumentales et de pavés chargés de siècles d’histoire 😉, mieux vaut avoir de bonnes suspensions.

À droite, l’aile des ministres nord devient notre pied-à-terre pour quelques jours. On peine à réaliser. Dormir ici paraît irréel. Et si nos recherches sont exacts, alors cette aile aurait été occupée par nul autre que le Grand Colbert lui-même. Rien que cette pensée suffit à donner le vertige.

Nous montons les bagages et visitons ce lieux, les enfants sont émerveilles, et nous avons une étrange sensation d’être à la fois des intrus et des témoins privilégiés d’un décor qui semblait jusqu’ici réservé aux livres d’histoire.

Premiers pas dans le domaine

La première journée est courte : nous arrivons seulement en milieu d’après-midi. Le temps de nous installer, de découvrir l’appartement et de faire quelques courses rapides pour le soir, la lumière commence déjà à décliner.

Après le dîner, impossible de résister à l’envie d’aller marcher dans les jardins. Il fait frais, à peine 10 °C, et le soleil joue à cache-cache avec les nuages. Par moments, les rayons illuminent les statues et les bassins ; quelques minutes plus tard, les contrastes disparaissent et le froid nous tient éveillé.

Vera grelotte rapidement, Jean-Christophe lui prête son blouson après une petite hesitation. Lui continue en polo. « Ça pique un peu, mais ça va », dira-t-il plus tard avec un sourire, mais rien qui puisse gâcher cette promenade presque irréelle.

Le contraste est saisissant : Versailles est d’ordinaire associé à la foule, au bruit et aux files d’attente. Mais le soir venu, les jardins changent complètement de visage. Les grandes allées deviennent calmes, presque méditatives. Le vent remue doucement les arbres taillés avec une précision géométrique, Vera trouve qu’ils sont taillés façon Minecraft. Et nous pouvons apprécier quelques oiseaux chantant encore avant la nuit.

Jour 2 – Entre averses et parenthèses royales

Le lendemain matin, nous profitons un peu de la ville avant de rejoindre le domaine du Trianon. Passage obligé par une boulangerie pour acheter du pain frais et préparer un bon petit pique-nique. Non, marcher dans les jardins royaux le ventre vide n’est pas considéré comme un faux-pas. Mais marcher avec des enfants affamés serait une erreur dramatique.

Direction le Hameau de la Reine

Le lieu possède quelque chose d’étrange et de fascinant. On passe brutalement du faste monumental du château à une campagne idéalisée, presque théâtrale. Les petites maisons semblent sorties d’un conte, les chemins serpentent entre étangs et verdure, les jardins à l’anglaise se prêtent à merveille à ce lieu mise en scène, et pendant quelques instants on oublierait presque que tout cela se trouve au cœur de Versailles.

Enfin… jusqu’à ce que le ciel décide de participer à la visite.

Deux grosses averses viennent interrompre notre exploration. Heureusement, elles restent relativement courtes ce qui transforme davantage la journée en jeu de patience qu’en véritable galère. Nous alternons donc marche, vérification du radar de pluie et replis stratégiques sous les abris.

Le mauvais temps donne d’ailleurs une atmosphère particulière au domaine. Les chemins se vident, les gouttes clapotent sur les étangs, les arbres prennent des teintes plus profondes. Même les oies et leurs bébés semblent hésiter entre un plan d’eau et le sous-bois.

Petit et Grand Trianon

Une fois les averses passées, nous poursuivons vers le Petit puis le Grand Trianon.

Jean-Christophe remarque rapidement un détail qui n’échappe probablement qu’aux visiteurs ayant la chance de revenir régulièrement : les fleurs du début avril ont été remplacées. Les massifs restent élégants, bien sûr, mais les nouvelles plantations sont moins généreuses et moins colorées. Le travail des jardiniers est constant, certainement comme à l’époque royal, espérons qu’ils soient mieux compensés.

Les enfants, eux, commencent surtout à suivre le rythme de leurs jambes fatiguées.

L’idée d’une glace apparaît alors comme une évidence. Mais après avoir découvert qu’une simple petite boule coûte près de 4 €, notre enthousiasme subit une légère décélération. À ce tarif-là, même Louis XIV n’aurait pas savouré ce plaisir glacé.

Nous nous rabattons donc sur une solution plus raisonnable : boissons fraîches et parts de gâteau. Pari gagné, puisque ce ravitaillement sucré redonne suffisamment d’énergie à tout le monde pour entreprendre le chemin du retour.

Le calme… ou presque

Le soir venu, Vera et Jean-Christophe repartent seuls marcher dans les jardins. Le château s’apaise lentement. Les visiteurs sont presque tous partis, les allées retrouvent leur sérénité.

Enfin… presque. 😅

Au loin, des techniciens installent une scène et du matériel pour un grand concert électro : Versailles Electro. Entre deux chants d’oiseaux et quelques bourrasques de vent, des tests sonores résonnent soudain dans les jardins royaux.

À certains moments, les basses semblent suffisamment puissantes pour faire vibrer les façades elles-mêmes. On finit même par se demander s’ils n’essaient pas d’ajuster le volume juste en dessous du seuil critique capable de faire exploser les carreaux de la galerie des Glaces située juste au-dessus de la tribune.

Peut-être qu’au premier carreau brisé, quelqu’un note soigneusement la valeur sur une feuille avant d’annoncer très sérieusement : « Voilà. On ne dépasse plus ce niveau-là. »

Espérons simplement que le technicien du son n’éternue pas au moment de tourner le volume sonore. Sans quoi même les célèbres miroirs de la galerie risqueraient de se fendre sous l’effet des basses.

Le contraste est savoureux : Louis XIV n’avait probablement pas anticipé qu’un jour les basses électroniques feraient vibrer son domaine. Et pourtant, étrangement, cela fonctionne.

Versailles continue d’évoluer, d’accueillir de nouvelles époques sans complètement perdre son âme. Peut-être est-ce précisément cela qui rend ce lieu si fascinant : il reste vivant.

Demain, les grandes eaux (non il ne pleuvra plus ! On parle ici des fontaines) et le Château. À suivre…

PS : je rajouterais plus tard les photos.

A Short Trip to Münster

As I had an appointment in Münster today, I took the opportunity to go for a short walk through this beautiful town once again.

I went back to the Botanical Garden. In winter, it has a completely different atmosphere, and there is almost no one there. Today, the small pond was still frozen, and because the air was relatively warmer, a thin layer of fog hovered above it.

After this, I walked briefly through the city center before heading back to my vehicle. Two buildings from two different eras caught my attention.

Along the way, snowdrops are popping up in the parks. They aren’t blooming yet – it is still winter – but their leaves are emerging from the bulbs, for those who pay attention.

It’s these small moments that remind me why I love exploring – and re-exploring – even familiar places.

Adventures in France: Where Even the Complaints Are Scenic

Every summer, there comes a time when you must pack the car, ignore the nagging feeling that you’ve forgotten something crucial (spoiler: we most certainly did, but I like the blissful feeling that if I would remember what, then I wouldn’t have forgotten it in the first place, or would I? 😉), and head south toward cheese, baguettes, family, and hopefully a bit of rest. This year, our plan was simple: visit family in France, give the kids a change of scenery, and perhaps steal a few moments of peace in between. What else?

Week One – Family Affairs and Slightly Grumpy Hikes

We left on a Sunday – early for us – miraculously organised the day before (wrote this one down in the family history book). Vera heroically took the wheel for most of the 10-hour drive, while JC, having tossed and turned like a seal after a meal all night, could barely manage 1-hour drives. Still, we arrived in one piece. Bravo, Vera!

Monday greeted us with classic French summer weather: greyish skies, a stubborn 22°C, and the kind of light and sporadic drizzle that makes you unsure whether to wear a raincoat or not. We opted for a walk, the adults at least. The kids were less enthused, already dreaming of lakes and ice cream.

On Tuesday, JC was gently reminded that holidays warp your sense of time. He was quite surprised to see his uncle at the door, having firmly believed it was still Monday. Plans were reshuffled. Vera took the kids for a nearby via ferrata before heading to the lake, while JC enjoyed a long walk and chat with his uncle. We all reunited at the beach for drinks under the trees – a nice family moment.

Wednesday’s plan was a “small trek” – 5-6 km with a gentle 150 m elevation. We’ve done it before with the kids as toddlers. This time? After 500 m, complaints began. The kids executed a perfect moaning relay, each handing off the baton of grumbling as we marched on. Very French of them.

Speaking of experiencing the French, later that week, JC cycled to the bakery and encountered the true spirit of French driving – a local buzzed past him so closely JC could’ve check his look in their side mirror. Naturally, JC expressed himself in an eloquent blend of French swearing and Italian hand gestures. The driver gestured toward a barely visible shared path (which, legally, he didn’t have to use). All part of the authentic French cycling on the road experience. Beautiful country, baffling cycling signage and morons behind the steering wheel.

Friday brought a family reunion with JC’s cousin. We explored a cave (12-14°C inside 🥶 – bliss for JC in shorts and sandals 😎), visited a waterfall, and had a picnic with 11 people, which required the kind of table you’d usually find at a wedding. The cave wasn’t long or large, but you could stand in it (except for my cousin and his 1m90 or so) and it had plants, green plants in it (mostly ferns), JC was surprised by that and asked the guide why, she replied that the lighting system installed for the visitor is emitting also in UV lights while bats and tourists bring the seeds which find clay and water to grow. Amazing! After that refreshing experience, the kids ran wild around a nearby pond while the adults caught up in the shade. Simple joys.

On Saturday, we attempted a hike to a via ferrata overlooking Lac du Bourget. Flynn and Vera were the brave ones who clipped in and started climbing 🧗💪. JC and the rest opted for games in the shade – we all have our strengths. Flynn gave it a shot but turned back (understandably, it’s 800m above the lake!). Vera finished the route with ease and then casually added a second, more challenging one for dessert. Show-off. 😜

Sunday brought the village festival and a visit from JC’s parents. Music, games, laughter, and even dancing — JC shared a lovely moment with Runa dancing together. We stayed up late. It was, in a word, festive.

Week Two – Lakes, Ropes, and 36 Degrees of Realisation

Monday and Tuesday were about beach life and Stand-Up Paddleboarding. JC found time to sketch a mountain landscape from Austria (yes, he brought his pencils, he’s that kind of holidaymaker … and he forgot his reading book at home – now I remember what I had forgotten, no more blissful feelings). The temperature was climbing, but still kind, especially in the shade.

Wednesday was the treetop adventure morning. We lied. Just a little. Told the staff all our kids were over 10 so they could try every routes – including the red and black ones. They all did brilliantly, especially Flynn who tackled the black like a pro. Afterwards, we – guess what – went to the lake. But it was chilly and windy (20°C), and the enthusiasm quickly gave way to shivers. All ask to leave early, except one stubborn soul. (We’re not saying who but he quickly surrendered.)

And then came the heatwave.

With 36°C forecast, JC finally understood why Vera and the kids complain above 24°C 🥵. His Mediterranean blood has apparently expired this year. On Friday, he entered full Italian mode: siesta between 12 and 16h, shade, cold drinks, and zero movement. While the rest stayed active. What he didn’t realise was that the next day would be payback time: packing the car in 36°C 🥵🥵, without a single patch of shade. He’d parked by an empty bicycle rack, which he promptly used as a climbing frame to reach the roof box. Then came the “holiday luggage Tetris” championship. By the end, his t-shirt and shorts were completely soaked — the kind of wet you normally associate with jumping into the lake, not loading a car. This year, he really can’t stand the heat… and at last, he truly understands the rest of the family when their summer moaning begins.

Next we will visit my parents the next two days and go home. We all miss our cat. 🐈

Day Two: Scrambled Plans and NRW Wilderness

We woke around 7:00 and started the day with a modest breakfast: a cereal bar and some scrambled eggs; Rührei, as the Germans call it. Flynn took the lead in our field kitchen, and I was assigned the role of apprentice. Fair division of labour. ;-)

The chef preparing our breakfast

Today, there were fewer photo stops. Jean-Christophe had promised Flynn no diversions for wildflowers photography or wild blackberries tasting. A hard promise to keep for him, but fair enough. :-D

We rode through Dülmen, where we made time for a second breakfast – a German tradition which Jean-Christophe was happy to discover. Then we left the town behind, passt the old gates and headed towards Lüdinghausen, with Burg Vischering as our next culinary goal.

The scenery along the way was amazingly peaceful with humming fields, cooling forests, gliding storks, and a lone maypole near a cozy fire circle. Part of the route took us along a stretch I had cycled a month earlier on the way to Münster.

At Burg Vischering, we paused for drinks and hoped for a bit of cake or ice cream. (especially Flynn wanted soft ice) Unfortunately, the ice cream machine was out of order for the day, and the only drinks available were fizzy – not Flynn’s favourite. Disappointment was quickly put aside with the help of home made cookies, and we moved on.

The road to Olfen remained pleasant, but time began to press. Jean-Christophe had an appointment later in the afternoon, and we needed to keep a steady pace. We reached Olfen and Flynn – exhausted – deserved an ice cream and was finally rewarded! He, after 88 km in two days, was understandably worn out. Vera kindly came to meet us near Henrichenburg, where Flynn wrapped up his journey.

Jean-Christophe continued alone to Lünen, this time without the panniers — a lighter finish.

Spending time like this – Father-Child – was truly special. Jean-Christophe hopes to have similar moments with his other children too – on bikes or feet, under the open sky, and with time to just be together.

Day One: A Detour or Two

Our cycling trip got off to a slightly wobbly start. After 488 meters – yes, meters – Flynn’s rear derailleur gave up. Not something we could fix roadside, so we turned back, swapped bikes, and tried again. Second departure: successful.

The forecast had promised dry skies after 10:00. At 11:00, the sky disagreed. Whatever was falling wasn’t technically rain – or so we told ourselves – but it soaked us just the same.

I had a route plan. A gentle stop after 2 km to buy sandwiches. A coffee break 10 km later. Then we’d eat the sandwiches. Later still, cake and another coffee. Flynn wasn’t particularly aligned with this schedule. But we did at least stop for the sandwiches.

We also stopped more often than planned to take shelter from some heavy showers.

The fields we rode through were beautiful – full of wildflowers. I couldn’t resist taking a few photos along the way. Then came blackberries. Another pause. Flynn’s patience began to show signs of strain. Fair enough. We agreed to tone down the stops.

The path through the Haard forest was a highlight – green, peaceful, and definitely uphill. I reassured Flynn it was the last climb, and that from there it would be downhill all the way – at least, that’s what my navigation said. But just like the weather earlier, reality had its own plan. One more hill appeared… and that one was on me – I’d missed a turn. So for once, the forecast had been right – we just didn’t follow it. We passed a firefighter observation tower along the way and, naturally, climbed to the top.

A proper pause in Haltern am See gave us a bit of a breather before heading on toward Dülmen and our campsite near the lake.

Dinner – pasta with Bolognese – was served just as the first raindrops returned. We made it into the tent in time. Outside: a steady downpour. Inside: dry and warm.

A Short Escape on Two Wheels

With school now closed, my son’s boredom has started to show – a mix of restlessness and that familiar “what now?” look.

To break the routine a bit, we’re planning a small father-son cycling trip. Over the course of two days, we’ll be riding through the countryside around Haltern, Dülmen, and Lüdinghausen, with a tent strapped to the bikes and no fixed schedule.

Just a chance to slow down, camp outdoors, and spend some time together – away from screens and closer to trees … and the rain gods :-D.

Jeudi J4 – Météo incertaine d’un versant à l’autre

Manger en suffisance et foudre – les inquiétudes de Jean-Christophe

Ce matin, Jean-Christophe commence la journée avec un énorme petit-déjeuner. Son corps réclame de l’énergie, la mémoire du parcours de mardi est encore fraîche. L’incertitude plane aussi pour la journée : des orages sont prévus, certaines prévisions les prévoient dès le matin, d’autres en début d’après-midi. Une certitude s’impose : il ne faudra pas traîner.

Objectif du jour

Nous prévoyons l’ascension du Mairspitze, puis direction Sulzenau Hütte. Ce parcours nous a été recommandé par un jeune couple de Néerlandais rencontré la veille autour d’un repas chaleureux.

On remonte de nouveau…

Hier nous sommes montés jusqu’à 2754m puis redescendu à 2278m, et aujourd’hui ce sera très similaire. Mais à quoi bon monter et descendre sans arrêt ? Vous le saurez bientôt. La montée est intense, mais pas techniquement difficile. Passé les 2500 mètres, l’altitude se fait sentir et nous oblige à ralentir pour retrouver notre souffle. Arrivés au col, impossible de résister à un petit détour de 5 à 10 minutes pour atteindre le sommet à 2780m. Oui, nous avions dit qu’on ne traînerait pas… mais la vue en valait la peine ! D’un coté, on voit la descente impressionnante de la veille, de l’autre on découvre un nouveau versant avec des glaciers, torrents, lacs et tout petit notre destination.

Prendre le temps mais avec prudence

La descente, comme la veille, est très raide au début avant de s’adoucir, mais elle est bien plus courte. Quelques passages de via ferrata parsèment le chemin, mais rien d’aussi impressionnant qu’hier. Nous sommes ensuite récompensés par un paysage époustouflant de lacs, dont un particulièrement bleu et magnifique. On s’y arrête pour manger et admirer. Parfois un petit rayon de soleil perce les nuages et le lac est comme électrisé. On sent des gouttes de pluie mais rien de menaçant encore. On profite.

Resterons-nous au sec ?

La dernière demi-heure nous offre quelques averses, vite compensées par des périodes de séchage rapide. À peine arrivés au refuge, le déluge débute. Ouf, timing parfait !

Bloqués l’après-midi à cause du mauvais temps, nous passons le temps avec les jeux du refuge. Jean-Christophe s’adonne au dessin pendant que Vera profite d’une sieste réparatrice.

Le ciel se dégage enfin

Après un bon repas du soir et des rencontres très sympa avec 4 autres voyageurs, nous faisons une dernière balade jusqu’à un lac paisible, niché près d’un site mystérieux fait de pierres empilées telles une forêt de cailloux, un lieu chargé de sérénité.

Moral de la journée : malgré les prévisions capricieuses, chaque détour et chaque rencontre ajoutent une touche de magie à l’aventure.

Bientôt les photos et les textes en allemand

Français

Dans les prochains jours, j’ajouterais les photos mais il faut que je fasse le tri d’abord (plus de 700 photos ont été prises). Puis je traduirais les récits en allemand (il faudra cliquer sur l’article pour voir la traduction allemande en deuxième partie).

Les jours 4 et 5 sont en préparations aussi.

Deutsch

In den nächsten Tagen würde ich die Fotos hinzufügen, aber ich muss zuerst sortieren (mehr als 700 Fotos wurden aufgenommen). Dann würde ich die Erzählungen ins Deutsche übersetzen (man muss auf den Artikel klicken, um die deutsche Übersetzung im zweiten Teil zu sehen).

Die Tage 4 und 5 sind ebenfalls in Vorbereitung.

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